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 I have a secret , That I can't keep Feat Nat

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Bang you shot me down
Spencer Reid
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MessageSujet: I have a secret , That I can't keep Feat Nat I have a secret , That I can't keep Feat Nat EmptyVen 22 Mar - 8:29

I have a secret , That I can't keep
Spencer and le tueur
La vie, le malheur, l'isolement, l'abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres..-Victor Hugo
Ce jour là, j'avais demandé ma journée auprès de Hotch' , ce que je faisais que très rarement. Mais voilà ma mère devait passé un examen  neurologique à l’hôpital et je tenais à être présent. Bien qu'elle ne m'avait rien dit, je savais combien tout cela pouvait l'effrayer.. Et cet Alzheimer ne faisait que de progresser un peu plus .  Par moment elle oubliait sa tasse de lait chaud dans le micro onde , puis parfois c'était carrément mon nom. Tous les soirs, je lui faisais la lecture pour combler les vides de son esprit, je lui faisais rappeler certains ouvrages qu'elle aimait tout particulièrement...Des passages qu'à l'époque elle même  me citait avant que je ne m'endorme profondément. Après l'avoir envoyé dans un centre spécialisé, pour vivre ma vie et entrer comme agent du FBI, j'avais été rongé par la culpabilité. Je lui écrivais chaque jour une lettre , mais passais que rarement la voir.. A vrai dire je ne dépassais jamais l’accueil, remettant alors ce dernier livre acheté à une aide soignante. Ma mère souffre de schizophrénie et son traitement , la rend à longueur de temps complètement groggy.  A chaque fois que je vais à Vegas, elle était assise dans un coin, le regard hagard et démuni de toutes expressions. C'était difficile pour moi de la voir comme ça, et de me sentir si impuissant... Moi qui était pourtant un génie avec un QI de 187 sur l'échelle de Cattel  . J'ai toujours pensé réussir à mettre au point un traitement  avec mes compétences de scientifique et ainsi la soigner de ce mal qui la ronge depuis trop longtemps, en vain... Puis maintenant qu'elle allait mieux, voilà que c'est l’Alzheimer qui la dévore, comme le feu sur une bûche en bois.

Assis dans cette salle d'attente, mon regard brun était posé sur mes mains , qui eux bougeaient avec rapidité sur un Rubik's Cube . C'était le troisième jeu de type casse-tête , que j'avais fait depuis qu'on était rentré dans cet hôpital, ça aurait du me détendre et me faire oublier un temps soit peu mon anxiété , mais j'allais beaucoup trop vite à résoudre toutes ces choses. Ce qui me fallait c'était une véritable enquête avec des indices à relever et un criminel à pister. Mais dans l'heure j'allais me satisfaire d'un café. Me levant alors de mon siège , je finis par m'orienter vers le distributeur, bien que je ne raffole pas de toutes ces machines, pour moi c'étaient de véritables nids à bactéries.  J'avais toujours mon cube de couleur dans la main gauche et c'est d'un naturel que j'étais venu abordé l'homme qui se trouvait à récupérer son gobelet. Le Rubik’s Cube est un casse-tête inventé par Ernő Rubik en 1974, et qui s’est rapidement répandu sur toute la planète au cours des années 1980. Manière plutôt étrange de faire la conversation, mais c'était  celle qui me mettait le plus à l'aise, puis quand il s'est retourné et bien j'ai eu la surprise que ledit inconnu n'en soit pas un. Il s'appelle Nathanael  Evans et travaillait au département des sciences du comportement. Je passai nerveusement ma langue sur mes lèvres et repris. Nathanael mais que fais-tu à l’hôpital? Il s'est passé quelque chose avec l'équipe? Je savais qu'ils étaient actuellement sur une affaire dans la Virginie...Mais à bien le regarder , ça n'avait pas l'air ça.
 © CRIMSON DAY

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"N'essaie rien : fais-le ou ne le fais pas."
"Le meurtre est unique parce qu'il supprime la personne qu'il touche. C'est donc à la société de prendre la place de la victime pour demander en son nom que justice soit faite ou que le pardon soit accordé."+ aeairiel.
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Nathanaël Evans
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MessageSujet: Re: I have a secret , That I can't keep Feat Nat I have a secret , That I can't keep Feat Nat EmptySam 18 Mai - 10:34

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Spencer and Nathanaël
"Est-ce que tu pourrais… attendre dehors? S'il te plait?"

Nathanaël posa un regard inquiet et concerné sur la brune à ses côtés. Non loin, le médecin attendait patiemment que les jumeaux prennent leur décision. Le profiler savait que Faith préférait passer ses examens seule, comme lui aurait aimé être à ses côtés tout au long des analyses. Et même 5 ans après, la situation était aussi difficile à accepter pour l'un que pour l'autre. Ils avaient beau refaire cette conversation à chaque fois, et savoir que c'était quasiment impossible que les choses redeviennent comme elles l'étaient avant, cela ne les empêchait pas d'espérer. Juste un peu. Histoire de rendre la chose vivable d'une certaine manière.

Et comme d’habitude, Nate passa quelques secondes à fixer sa soeur. Les nombreuses qui défilaient dans sa tête et qui ne partiraient probablement jamais se déroulant comme un film vu et revu sans qu’il ne puisse rien faire pour empêcher la projection. L’indignation. Pourquoi elle et pas lui ? Pourquoi était-elle à la maison ce jour-là alors qu’il était à des kilomètres de l’endroit ? Le sentiment que rien de ce qui arrivait était juste. Elle avait encore toute sa vie devant elle, et le brun savait parfaitement ce qui comptait pour elle. Et autant dire qu’être réduite à se déplacer en fauteuil roulant la plupart du temps ne faisait pas parti de ses plans de carrière. Et pourtant c’était ainsi. Et surtout, son envie d’être là. D’être présent pour Faith, qui était probablement la personne la plus importante dans la vie du profiler à l’instant présent. Mais elle comme lui savaient pertinemment qu’il devait la laisser partir d’une certaine manière. Elle avait besoin de son espace et même s’il aurait aimé l’accompagner à chacun de ses pas, il savait qu’elle voulait pouvoir se débrouiller par elle-même.

Il hocha donc la tête et ne put retenir le sourire en voyant l’affection dans le regard de la brunette, le “merci” silencieux.

Je t’attendrais à la machine à café.

Comme toujours, ses yeux ajoutèrent sans un son.

Il se dirigea donc vers ladite machine. Pas que ce soit le meilleur café au monde. Après tout, les machines comme celles ci n'étaient pas faites pour préparer un pur arabica ou quoi que ce soit d'autre, mais plus pour faire passer le temps si on était tout à fait honnête. Il s'apprêtait à saisir son gobelet lorsqu'une voix le sorti de des souvenirs. En temps normal, il en aurait plutôt été reconnaissant puisque uqil n'aimait pas vraiment se reperdre dans les images la maison calme au silence surnaturel. Mais la, il aurait quand préfère que ce ne soit pas quelqu'un qu'il connaisse.

Il se tourna vers Spencer, prenant en compte le Rubik's cube qu'il tenait à la main. Avant que les mots ne s'impriment dans son cerveau.

Non non ne t'inquiètes pas! Ça n'a rien a voir,” S'empressa-t-il d'ajouter en secouant la tête. “C'est une affaire plus... Personnelle.

Ce qui était probablement l'euphémisme de l'année vu qu'il avait pris l'incident de manière très personnelle.

D'ailleurs,” ajouta-t-il en fronçant legerement les sourcils. “Il y a une raison particulière pour que tu maltraites ce pauvre cube ?

Car Nate savait que ce cube était resoluble avec la bonne combinaison mais il fallait avouzrd que lui même n'avait jamais réussi a descendre en dessous des deux minutes. Parce qu'il ne l'avait pas démonté pour en augmenter la fluidité des rotations.

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Spencer Reid
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MessageSujet: Re: I have a secret , That I can't keep Feat Nat I have a secret , That I can't keep Feat Nat EmptyMer 22 Mai - 10:21

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Spencer and le tueur
La vie, le malheur, l'isolement, l'abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres..-Victor Hugo
“Non non ne t'inquiètes pas! Ça n'a rien a voir,”  Me répondit-il à brûle pourpoint avant que je n'imagine le pire pour le reste de l'équipe.  Ce qui me soulageait , bien que mon attention semblait être sur ce cube que je faisais tourner dans tous les sens et avec une certaine rapidité pour remplir ces faces d'une couleur uniforme. “C'est une affaire plus... Personnelle.”  J’acquiesçai d'un geste de la tête et finalement reposai mon regard bleu de nouveau sur mon interlocuteur. Ma présence aussi était de raison personnelle... Ma mère subissait un nouvel essai clinique et l'attente était insoutenable. “D'ailleurs,” Aussitôt , je lâchai un «  quoi? » en guise de réponse  avant même qu'il ne pose sa question.  J'étais si nerveux pour ma mère que j'en oubliais vraiment les bonnes manières. Pourtant une partie de moi était soulagée de voir Nathanaël Evans  ici, ça me sécurisait de voir un visage familier, en l'absence de ma meilleure amie. “Il y a une raison particulière pour que tu maltraites ce pauvre cube ?”  Je pris une profonde inspiration, prêt à rétorquer mais ne dis rien sur le coup. Tout le reste de l'équipe était pourtant au courant pour l'état de santé de ma mère, mais bon il m'a fallu rencontrer l'impasse pour en parler.  Je terminai mon casse-tête et finis par dire tout en le rangeant dans mon sac bandoulière. Ce pauvre cube reçoit toute ma nervosité... Mais cela fait bien dix fois que je le démonte pour le refaire. Je marquai une pause et passant vivement ma langue sur mes lèvres, me tournai face à la machine pour me prendre un café. Oubliant ce que m'avait dit ma mère à l'époque sur ma consommation démesurée.  Cela m'aidait à tenir ces longues journées de travail et puis cette attente interminable et pesante. Le café coulant dans le gobelet, je finis par renchérir après tout il n' y avait rien de secret sur le fait que ma mère soit malade... C'est même curieux que ce nouvel agent ne connaisse pas cette histoire.  C'est en voulant trouvé un remède pour son Alzheimer que j'ai franchi la frontière du Mexique et que je me suis retrouvé malgré moi, piégé par Cat Adams, la tueuse à gage et sa complice.  Une drôle d'affaire qui m'aura conduit en prison fédérale et cela durant des semaines entières.  A ce souvenir mon visage s'assombrit, j'avais connu l'enfer entre ces quatre murs et jamais je ne serais le même homme après ça. J'avais gardé quelques séquelles psychologiques, ce qui m'a conduit à une mise à l'examen à mon retour au BAU. Ma mère est atteinte d'Alzheimer et elle passe actuellement un nouvel essai clinique.  J'ai remué ciel et terre pour qu'elle soit enfin retenue , car à chaque fois elle se retrouve recalée pour faute de place, ou bien de budget.. Je laissai échapper un soupire et ramassant mon gobelet, enchaînai. J'ai essayé de la garder chez moi, mais c'est devenu trop difficile, bien que je faisais venir une assistance médicale à domicile.. Mais ça me ronge de ne rien pouvoir faire pour elle... Je me sens impuissant et je n'aime pas ça. Après que mon père est parti de la maison , ça a été que nous deux, elle avait déjà des démences du à sa  schizophrénie et je l'ai abandonné dans un centre.. La culpabilité , voilà ce qui me rongeait dans le fond. Je suppose que tu es venu là pour une personne chère aussi.    Me risquai-je avant de boire un peu de mon café. Un membre de ta famille , je dirais? Nous les profilers ont avait tout l'air de magiciens et pourtant on ne faisait que lire à travers les yeux, les mots et les réactions corporels. J'ai trois doctorats, et je suis dans ma dernière année de psychologie , alors si tu veux en parler. C'est une invitation... Aussitôt, je lui adressai un sourire bienveillant , on était dans le même bateau je dirais, puis ça sera l'occasion de faire vraiment connaissance hormis le boulot.
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Nathanaël Evans
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MessageSujet: Re: I have a secret , That I can't keep Feat Nat I have a secret , That I can't keep Feat Nat EmptyMar 4 Juin - 22:29

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Spencer and Nathanaël
En entendant le "quoi?" sec et nerveux, Nathanaël se dit que définitivement, il n'était pas le seul à être un peu plus sur les nerfs que ce qui était recommandé par les médecins. En même temps, à part pour une naissance, les circonstances qui vous conduisaient à l'hôpital n'étaient pas souvent -- si ce n'est preque jamais -- des circonstances heureuses. Et le brun n'avait pas besoin d'être profiler pour voir qu'il avait appuyé là ou ça faisait mal, même si ce n'était pas son intention à l'origine. Probablement juste une manière pour lui de passer le temps et d'oublier que sa sœur était en train de passer toute une batterie d'examens dont les résultats ne diffèreraient probablement pas d'un iota de ceux de la fois d'avant. Mais cela n'excusait pas non plus l'indélicatesse.

"Ce pauvre cube reçoit toute ma nervosité... Mais cela fait bien dix fois que je le démonte pour le refaire."

Nate sortit de sa réflexion intérieur en entendant la voix de son interlocuteur. "Ma mère est atteinte d'Alzheimer et elle passe actuellement un nouvel essai clinique.  J'ai remué ciel et terre pour qu'elle soit enfin retenue , car à chaque fois elle se retrouve recalée pour faute de place, ou bien de budget," enchaîna-t-il, et Nathanaël s'en voulut aussitôt. Parfois, il avait tendance à trop se centrer sur lui-même, ou plutôt sur Faith, et en oublier complètement qu'il n'était pas le seul au monde à avoir des soucis. En l'occurrence, ce n'était pas un secret dans l'équipe. Il fallait dire que quand l'un d'entre eux se retrouvait séquestrer pendant des jours, pour quelque raisons que ce soit, tout le monde était sur le pont. Que ce soit directement sur le terrain ou même au DSC, comme Nate l'avait fait. "Désolé pour le sujet sensible," s'excusa-t-il en fixant le gobelet encore fumant entre ses doigts.

" J'ai essayé de la garder chez moi, mais c'est devenu trop difficile, bien que je faisais venir une assistance médicale à domicile.. Mais ça me ronge de ne rien pouvoir faire pour elle... Je me sens impuissant et je n'aime pas ça. Après que mon père est parti de la maison , ça a été que nous deux, elle avait déjà des démences du à sa  schizophrénie et je l'ai abandonné dans un centre."

La culpabilité. C'était bien un sentiment avec lequel Nate avait appris à vivre plus ou moins bien. "Crois moi j'en connais un rayon sur vouloir aider ses proches sans en avoir la capacité," grommela l'anglais dans sa barbe.

"Je suppose que tu es venu là pour une personne chère aussi. Un membre de ta famille , je dirais?" Nathanaël laissa presque échapper un rire désabusé. Adossé contre le mur, il faisait distraitement tourner le liquide sombre dans la tasse, espérant peut-être y noyer le tourbillon de ressentiment. "Ma jumelle," laissa-t-il échapper dans un souffle. Ce n'était un secret pour personne qu'il en était très proche, et encore moins qu'elle était en fauteuil roulant. C'était assez difficile à louper lorsque les premières lignes de son dossier professionnel comportaient "parents décédés" et "sœur handicapée".

" J'ai trois doctorats, et je suis dans ma dernière année de psychologie , alors si tu veux en parler. C'est une invitation…"

Nate releva les yeux, cachant difficilement les émotions qui y tournoyaient. Il avait beau se targuer d'être plutôt impassible, Faith rétait et resterait l'une des seules personnes à pouvoir le mettre dans cet état.

"Merci Spencer, c'est juste que…" Juste que c'était difficile à dire, avouer que c'était votre faute. Ou du moins, c'était ce que l'anglais croyait. Avouer que s'il était arriver quelques minutes plus tôt, rien ne serait arriver. Il respira un bon coup, avant de reprendre. "L'année de mon doctorat. Je suis rentré chez moi, comme d'habitude. Pour trouver tous ceux qui m'étaient chers sur le carrelage de ma cuisine. Quelques secondes. C'est tout ce qu'il a fallut pour que Faith se retrouver ainsi." Un rire désabusé lui échappa, alors qu'il remontait les yeux au plafond, comme si cela pouvait lui donner des réponses. "Si j'avais été là, cela ne se serait pas passer ainsi," continua-t-il, passant une main sur son visage. "Ils disent qu'elle a évité le pire, mais qu'il est très improbable qu'elle puisse un jour sortir de ce fauteuil."

Il ne savait pas vraiment pourquoi il déballait tout ça. Cinq ans qu'il retenait tout pour lui. Mais il fallait croire que cette batterie d'examen était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Et peut-être que, pour une fois, quelqu'un comprendrait ce sentiment de culpabilité sans chercher à l'en débarrasser.

"Être fort et se tenir droit. C'est tout ce qu'on attend de nous hein ? Parce que nous sommes les seuls qu'il leur reste. On leur doit bien ça." Mais la vision floue lui disait qu'il était bien loin de tenir droit. Et quelque chose lui disait que Spencer n'était pas forcément mieux.


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MessageSujet: Re: I have a secret , That I can't keep Feat Nat I have a secret , That I can't keep Feat Nat EmptyDim 9 Juin - 22:24

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"Désolé pour le sujet sensible," S'excusa t-il aussitôt , le regard posé sur son gobelet  qui fumait.   Je ne lui en voulais pourtant pas, ce n'était guère de sa faute tout ce qui se passait au sein de ma famille.  La seule personne que j'arrivais à tenir responsable, c'était moi et mon incapacité à trouver une solution pour retarder l'échéance. J'avais essayé de la garder chez moi et de combler ses absences avec des souvenirs...Mais les choses se sont avérées plus difficiles que prévu et , ça c'est terminé sur des coups de poings de la part de ma mère.. Difficile d'avouer à l'équipe que ma propre mère m'avait frappé après avoir essayé de la stopper. A ce souvenir mon visage s’obscurcit, elle avait tout bonnement jeté le médicament dans les toilettes et moi, j'avais tenté en vain de sauver les derniers flacons. "Crois moi j'en connais un rayon sur vouloir aider ses proches sans en avoir la capacité,"  A cette réponse , face à la culpabilité de pouvoir aider un proche, je plongeai mon regard dans le sien, comme pour l'étudier. Était-ce la raison de sa présence dans cet hôpital ? J'étais déjà arrivé à la conclusion qu'il s'agissait d'un membre de sa famille.. "Ma jumelle," M'avait-il déclaré, laconique. Voilà qui expliquait beaucoup de choses, on dit souvent que les liens des jumeaux sont spéciaux et quand l'un souffre, l'autre souffre avec lui, comme-ci que le corps n'avait jamais été séparé.  J'aurai aimé avoir un jumeau avec mon QI et avec qui discuter des sciences et de la physique quantique, mais j'étais plus que certain aussi qu'il aurait été cette part sombre que je tente de refouler en moi. Cet homme dangereux qui avait fait surface dans cette prison lugubre et qui n'a pas hésité à empoisonner des prisonnier pour survivre..  Je gardais décidément une très mauvaise image de ce Spencer Reid et maintenant qu'il avait su me dominer, j'avais des crises de colère .. Cela dit je ne répondis rien me contentant de lui tendre ma main, de manière professionnelle. J'avais de nombreux doctorats et une année en psychologie en cours, je pouvais l'écouter si cela pouvait l'aider à soulager sa conscience. "Merci Spencer, c'est juste que…"  Mon regard dans le sien s'intensifia comme pour l'inviter à poursuive, sans me rendre compte je faisais sa première séance dans cette salle d'attente. "L'année de mon doctorat. Je suis rentré chez moi, comme d'habitude. Pour trouver tous ceux qui m'étaient chers sur le carrelage de ma cuisine. Quelques secondes. C'est tout ce qu'il a fallut pour que Faith se retrouver ainsi."  Je ne dis rien encore une fois  , quelque chose me disait que mon interlocuteur n'avait pas fini. Il semblait pris d'une étrange folie, mais cela n'était autre que le résultat de ce qu'on appelle «  une boucle temporelle »  Il ne cessait jamais de se repasser cette scène en tête pour se déculpabiliser, mais en vain... Nathanael arrivait toujours à cette cruelle conclusion qu'il aurait du revenir plus tôt. "Si j'avais été là, cela ne se serait pas passer ainsi,"  Je me pinçai les lèvres , impuissant , avant de boire un peu de mon café. C'était certain que les choses seraient différents, mais nul ne peut prédire ce qu'il se passera. Des personnes étaient mortes à cause de mes erreurs, d'avoir fait un mauvais profil ou bien pour être arrivé trop tard, et je devais vivre avec tous ces morts sur la conscience... "Ils disent qu'elle a évité le pire, mais qu'il est très improbable qu'elle puisse un jour sortir de ce fauteuil." J'aurai aimé le prendre dans mes bras et le calmer en le serrant tout contre moi, pour ainsi ralentir le rythme de son cœur - cela se nomme tout bonnement " une accalmie cardiaque" - mais voilà je suis loin d’être le plus tactile. "Être fort et se tenir droit. C'est tout ce qu'on attend de nous hein ? Parce que nous sommes les seuls qu'il leur reste. On leur doit bien ça." C'est toujours difficile d’être qu'un simple  spectateur , mais c'est sur qu'en pleurant, qu'en criant , qu'en se lamentant on ne les aidait pas plus. J'avais du mal à garder mon calme face à la maladie de ma mère , mais j'avais finalement fait le choix d'accepter son Alzheimer et de  bien profiter du temps qu'il nous reste.  C'est alors que je rompis la distance entre nous pour le serrer d'une étreinte, chose que je ne fais que rarement, car j'ai une peur maladive des bactéries.Mais peut-etre que j'en avais besoin aussi. Je suis certain que tu fais ton maximum Nathaniel, je sais que nous nous connaissons  que professionnellement mais tu as l'air de quelqu'un de bien. Je sais ce que tu traverses, je sais que tu es au bord de l'épuisement, mais  ta sœur a effectivement besoin que tu restes fort car sa vie ne s'est pas arrêtée et  je doute qu'elle est envie que tu arrêtes la tienne, à cause d'un malheureux accident. Tu n'as pas à te sentir coupable, car tu as été absent, nous le sommes tous à un moment donné mais nous faisons de nos mieux pour réussir à tout coordonner. Tu es dans un état de choc, et je vais te demander de contrôler ta respiration, déjà avec l'étreinte elle s'est régularisée, c'est  ce qu'on appelle de « La cohérence cardiaque », ta respiration va jouer un rôle majeur sur ton cerveau. Défaisant tout doucement mon étreinte au bout d'un bon quart d'heure , je lui dis. La science est une bonne chose.. Un sourire bienveillant se dessina aussitot sur mes lèvres , chaque mot que je lui avais dit , je l'avais vraiment pensé et si je pouvais faire quelque chose pour lui, je le ferai avec plaisir..

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